Stop aux intimidations policières: Communiqué de presse du Collectif d’occupation du Grütli Mardi 23 juin 2015

 

 

Rencontre avec le Conseil d’Etat

Aujourd’hui, nous avons été reçus par MM les Conseillers d’État A. Hodgers et M. Poggia, accompagné de M. Girod, directeur de l’Hospice général. Après cette discussion, il apparaît qu’aucune solution d’hébergement à court terme n’a été trouvée par les autorités afin de permettre la fermeture des abris PCi. Le gouvernement reconnaît que les bunkers ne sont pas une solution digne pour l’accueil des migrants et a exprimé son intention de les fermer dans un délai le plus rapide possible, mais impossible à estimer. Les autorités prétendent qu’elles ne peuvent s’engager sur la durée de l’hébergement en bunker qui, de l’aveux même de M. Girod, pourrait durer plusieurs mois. Nous avons rappelé que l’urgence de la situation actuelle méritait un traitement immédiat et à la hauteur des enjeux, relevant de la dignité des personnes concernées et à la responsabilité de l’Etat suisse et du Canton de Genève vis-à-vis d’elles. Nous attendons toujours un engagement clair et public des autorités quant à leur volonté de clore les abris PCi. De ce fait, une promesse à long terme et sans qu’aucun échéancier ne puisse être dressé ne peut être satisfaisante.

Les transferts sous contrainte continuent, deux abris PCi sont en cours d’ouverture. Plus que jamais, nous maintenons nos revendications et exigeons qu’elles soient entendues. M. Poggia s’est toutefois engagé à ce que les migrants du collectif retrouvent leur accès aux prestations minimales de l’aide d’urgence, droit constitutionnel, dont ils sont actuellement privés. Il devrait être enfin possible pour ces derniers de récupérer leurs affaires sans difficulté.

Des intimidations inacceptables

Depuis le début de ce mouvement, nous rapportons que les migrants étaient la cible d’intimidations massives de la part des agents de sécurité et des forces de police dans les foyers d’accueil. Les agents de sécurité ont tenté de dissuader les habitants de participer au mouvement. De plus, plusieurs migrants actifs au sein du collectif ont été interpellés par les forces de police. Celles-ci font usage de photographies prises lors de manifestations pour justifier ces interpellations et somment les personnes de s’expliquer sur leur présence. Ces intimidations doivent cesser immédiatement. Nous attendons des autorités qu’elles prennent les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise plus.

La solidarité entre les réfugiés, qui s’exprime au travers d’une implication dans le mouvement, ne peut pas être criminalisée. Cette lutte pour la dignité à laquelle participent de nombreux requérants, doit être saluée et non réprimée.

No Bunkers – Collectif d’occupation du Grütli

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